La non-violence est un état parfait
La non-violence est un état parfait - M.K. Gandhi
Lorsqu’un homme prétend être non-violent, il ne doit point s’irriter contre qui l’a outragé. Il ne lui souhaitera aucun mal ; il lui souhaitera du bien ; il ne le maudira pas ; il ne lui causera aucune souffrance physique. Il acceptera tous les outrages que lui fera subir l’offenseur. La Non-Violence comprise ainsi devient l’innocence absolue. La Non-Violence absolue est une absence totale de mauvais-vouloir contre tout ce qui vit. Elle s’étend même aux êtres inférieurs à l’espèce humaine sans en excepter les insectes et les bêtes nuisibles. Elles n’ont pas été créées pour satisfaire à nos penchants destructeurs. Si la pensée intime du Créateur nous était connue, nous découvririons la place qui leur appartient dans sa création. La Non-Violence, sous sa forme active, consiste par conséquent en une bienveillance envers tout ce qui existe. C’est l’Amour pur. Je l’ai lu dans l’Ecriture sainte hindoue, dans la Bible, et dans le Coran.
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Les mots pour dire la non-violence
Le 10 novembre 1998, l’Assemblée générale des Nations-Unies “proclame la période 2001-2010 Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde”. Dans ses attendus, elle considère “qu’une culture de la non-violence et de la paix favorise le respect de la vie et de la dignité de chaque être humain sans préjugé ni discrimination d’aucune sorte”. En outre, l’Assemblée générale “invite les États Membres à prendre les mesures nécessaires pour que la pratique de la non-violence et de la paix soit enseignée à tous les niveaux de leurs sociétés respectives, y compris dans les établissements d’enseignement”. Il y a lieu de s’étonner que les représentants des États rassemblés à New-York aient voté pareille résolution tant la non-violence est étrangère à la culture dont nous sommes les héritiers. Les concepts autour desquels notre pensée s’ordonne et se structure laissent peu de place à la notion de non-violence, tandis que la violence fait partie intégrante de notre univers conceptuel. La non-violence vient bouleverser nos repères. Le concept même de non-violence rencontre dans nos esprits de telles difficultés que nous sommes souvent tentés d’en récuser la pertinence.
De la non-violence, les gens n’ont le plus souvent qu’une opinion c’est-à-dire un pré-jugé. Ce qui caractérise une opinion, c’est qu’elle n’est point l’œuvre de la raison, mais de la croyance. L’opinion est une pensée borgne, stéréotypée, empruntée au plus grand nombre, une pensée à laquelle l’individu n’a pas consacré le temps nécessaire de la ré-flexion. L’opinion n’est que redite de ce qu’”on” dit. Elle nourrit un bavardage. Immature, superficielle et confuse, elle induit en erreur. L’opinion publique ne laisse-t-elle pas entendre que la non-violence n’est rien d’autre qu’un idéalisme sans mains ? Celui-ci s’enracinerait dans une morale de conviction, mais il serait impuissant à fonder une morale de responsabilité. Alors, à quoi bon ?! Ainsi, nombre de gens sont prêts à donner une opinion sur la non-violence, tandis qu’ils n’en ont aucune connaissance.
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REYAKSYON KSIL SOU DISKOU PREZIDAN AN AK POZISYON SENATE YO
KSIL ap denonse politik represyon gouvènman an chwazi nan plas satisfè revandikasyon pèp la. Jan KSIL te di li, si dirijan yo pa t lanse yon siyal fò nan sans parèt ak yon ekip tou nèf pou mennen yon lòt politik, yo ta pwal sige dwat nan demagoji ak represyon. Dènye diskou prezidan repiblik la montre li pa konprann anyen nan moman istorik peyi an ap travèse la a. Diskou a montre prezidan an pa konprann mesaj pèp la voye ba li a. Mesaj la klè : se oswa nou chanje direksyon ak yon lòt ekip, oswa nou anfale.
Pèp la pa dakò mouri grangou nan estabilite malatchong.
Pèp la pa dakò mouri grangou pandan dirijan ap fè gagòt lajan, gaspiyay ak koripsyon.
Pèp la pa dakò mouri grangou pandan kominote entènasyonal la ap gaspiye lajan pou antreteni MINISTA.
Pèp la pa dakò mouri grangou pou fè Bank entènasyonal plezi.
Pèp la pa dakò dedi sou dwa granmoun li pou bay fòs etranje dwa vin valkande nan lakou peyi dayiti. Pèp ayisyen an di li p ap aksepte mouri grangou anba dominasyon fòs miltinasyonal.
Manifestasyon yo di nou klè pi gwo sous enstabilite ak vyolans se lamizè, grangou ak malsite.
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MANIFESTE 2000
POUR UNE CULTURE DE LA NON-VIOLENCE ET DE LA PAIX
L’an 2000 doit être un nouveau départ, l’occasion de transformer ensemble la culture de la guerre et de la violence en une culture de la paix et de la non-violence (1). Pareille transformation exige la participation de chacune et de chacun, et doit offrir aux jeunes et aux générations futures des valeurs qui les aident à façonner un monde plus juste, plus solidaire, plus libre, digne et harmonieux et plus prospère pour tous. La culture de la paix rend possibles le développement durable, la protection de l’environnement et l’épanouissement de chacun.
Conscient de ma part de responsabilité face à l’avenir de l’humanité, et en particulier des enfants d’aujourd’hui et de demain, je vais essayer,dans ma vie quotidienne, ma famille, mon travail, ma communauté, mon pays et ma région, de:
1- Respecter la vie et la dignité de chaque être humain sans discrimination ni préjugé;
2- Pratiquer la non-violence active, en rejetant la violence sous toutes ses formes:physique, sexuelle, psychologique, économique et sociale, en particulier envers les plus démunis et les plus vulnérables, tels les enfants et les adolescents;
3- Partager mon temps et mes ressources matérielles en cultivant la générosité, afin de mettre fin à l’exclusion, à l’injustice et à l’oppression politique et économique;
4- Défendre la liberté d’expression et la diversité culturelle en privilégiant toujours l’écoute et le dialogue sans céder au fanatisme, à la médisance et au rejet d’autrui;
5- Promouvoir une consommation responsable et un mode de développement qui tiennent compte de l’importance de toutes les formes de vie et préservent l’équilibre des ressources naturelles de la planète;
6- Contribuer au développement de ma communauté, avec la pleine participation des femmes et dans le respect des principes démocratiques, afin de créer, ensemble, de nouvelles formes de solidarité.
